Mais elle a vu aussi passer d'autres ethnies comme la culture de Santa Maria jusqu'à la culture de la Pampa. Une répression très dure s’engage alors contre les mouvements d’opposition et se manifeste par des exécutions, la pratique de la torture et des disparitions. La « Tendance révolutionnaire », quant à elle, parie sur le retour du général pour instaurer les conditions révolutionnaires de transformation sociale en provoquant la levée en masse de la population[4]. l’histoire de Luz, une jeune femme argentine qui, à vingt ans, à la naissance de son enfant, commence à avoir des doutes sur ses origines. Le putsch a été mené par le général Juan Carlos Onganía, qui dirige la junte jusqu'en juin 1970, avant d'être lui-même poussé vers la sortie par l'armée et remplacé par le général Roberto Levingston, qui décide d'approfondir la « Révolution argentine ». Mais le Royaume-Uni envoie une force militaire d’intervention dans l’océan Atlantique Sud qui, au bout de trois mois, bat l’armée argentine et reprend possession des îles (voir conflit des Malouines). [] Lire la suite La figure de Perón en exil, reconnue comme « leader mythique » par Lanusse lui-même [4], a réussi à cristalliser les espérances des classes moyennes et des étudiants qui s'ajoutent aux péronistes de la première heure (syndicats et classes populaires). Et en 1983, quand la junte militaire tombe, Mario Sandoval s'exile à Paris, et se construit une nouvelle vie. En 1977, la Commission argentine des droits de l’homme, à Genève, accuse le régime de 2 300 assassinats politiques, quelque 10 000 arrestations et la disparition de 20 000 à 30 000 personnes, dont un grand nombre sont assassinées par la junte militaire et enterrées sans sépulture. Un éditorial de La Nación explique ainsi que « l'immoralité est l'un des visages montré par le communisme, en particulier auprès des jeunes » [1]. L’économie demeure chaotique. La mort du Général Perón en 1974 provoqua la clandestinité des Montoneros, péronistes de gauches et anti-impérialistes Le coup d'État est officialisé dans l'Acta de la Revolución Argentina du 28 juin 1966. Il s'éloigne cependant de l'orthodoxie libérale pure en maintenant l'activité industrielle par des travaux publics, ainsi qu'en établissant un programme corporatiste, expérimenté en particulier par le gouverneur de Córdoba Carlos Caballero, l'un des bras droits du prêtre intégriste Georges Grasset (de la Cité catholique) [9]. Perón souffle ainsi le chaud et le froid, appelant la CGT à la grève générale (29 septembre 1971) afin de mettre la pression sur la dictature ainsi que sur la droite péroniste, puis remplaçant en novembre 1971 son délégué en Argentine, Jorge Rafael Paladino, par Héctor J. Cámpora, proche de la gauche péroniste, et favorisant ainsi les secteurs les plus intransigeants envers la dictature[15]. Signé par les commandants en chef des trois forces armées, le lieutenant-général Pascual A. Pistarini, l'amiral Benigno I. Varela, et le commandant de l'aviation, le brigadier-major Teodoro Álvarez, l'« Acte de la Révolution argentine » constitue la junte militaire qui destitue le président et les gouverneurs de province ainsi que les membres de la Cour suprême et le procureur général, nomme à ces postes de nouveaux titulaires qui devront prêter serment de fidélité au régime, dissout le Congrès national et les représentations provinciales ainsi que les partis politiques et remet le pouvoir entre les mains du lieutenant-général Juan Carlos Onganía, nommé « président de la République », qui concentre entre ses mains les pouvoirs exécutif et législatif, L'Acte du 28 juin justifie le putsch au vu de la mauvaise gestion du gouvernement d'Illia, qui aurait provoqué : «  la rupture de l'unité spirituelle du peuple argentin, la généralisation de la démoralisation et du scepticisme, l'apathie et la perte du sentiment national, la détérioration chronique de la vie économique et financière, la faillite du principe d'autorité et l'absence d'ordre et de discipline qui se traduisent en des perturbations sociales frondeuses et en la méconnaissance notoire du droit et de la justice. Le coût de la vie augmente de plus de 20 % en 1970[7], tandis que la balance commerciale est déficitaire de 100 millions de dollars début 1971[7]. Encourageant l'agitation sociale, il se pose en même temps comme seul capable de pacifier le pays. Celles-ci généralisaient l'expérience précédente lancée d'octobre 1960 à mai 1961 par Margaride sous Arturo Frondizi[1]. C'est dans ce climat de crise que des organisations armées font leur apparition, luttant contre la dictature : foco éphémère des Forces armées péronistes à Taco Ralo (Tucumán) en septembre 1968, suivi de l'attaque du commissariat de Villa Piolín du 6 janvier 1970 au cours de laquelle les FAP diffusent la Marche péroniste et distribuent aux enfants du bidonville des jouets « expropriés »; première action publique des FAL en mars 1970, qui enlèvent le consul du Paraguay accusé d'être un agent de la CIA ; enlèvement du général Pedro E. Aramburu le 29 mai 1970, première action revendiquée par les Montoneros, péronistes catholiques nationalistes de gauche. L'« Acte de la Révolution argentine », L'idéologie technocratique et national-catholique de la dictature, La mise au pas de l'Université et la « moralisation » de la société, Le remaniement ministériel de janvier 1967: la politique économique de Krieger Vasena, La destitution de l'état-major (mai 1968) et l'apparition des guérillas, Chronologie de l'histoire argentine (1966-1973). Cette dictature militaire ne prend fin qu’en 1983, à la faveur notamment de l’affaiblissement du régime consécutif à la défaite de l’Argentine face au Royaume-Uni lors de guerre des Malouines. L’histoire de l’Argentine au XXème siècle est jalonnée par les interventions militaires, dont la dictature de 1976-1983 est le point culminant. En 1982, celui-ci ordonne aux troupes argentines d’envahir les îles Malouines, une possession britannique (appelées Islas Malvinas, en espagnol), revendiquée depuis longtemps par l’Argentine. Elle entrava fortement le développement social et l'industrialisation du pays, mais sans nuire au développement culturel. Le coup d’État a lieu le 24 mars 1976, trois ans après le coup d’État en Uruguay tandis que le Chili, la Bolivie et le Brésil étaient également gouvernés par des juntes militaires. Videla est remplacé à la présidence, en mars 1981, par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué, en décembre 1981, par le commandant en chef de l’armée, le général Leopoldo Galtieri. Par ailleurs, le régime tente de réformer la société en promouvant la « civilisation occidentale et chrétienne », s'opposant à l'évolution culturelle des jeunes et de la classe moyenne, dont elle considère, sous l'influence de théologiens intégristes (dont la Cité catholique), qu'elle ouvre la voie au « communisme athée » [1]. Jorge Rafael Videla Redondo (/ v ɪ ˈ d ɛ l ə /; Spanish: [ˈxoɾxe rafaˈel biˈðela]; 2 August 1925 – 17 May 2013) was a General Commander of the Army, member of military junta and dictator of Argentina for five years.. La dictature militaire a été une période sombre (1976-1983) dans l’histoire argentine. La défaite de l’armée argentine marqua la fin de la dictature. Tous ont en effet en commun le rôle prééminent des forces armées qui prétendent réorganiser la société selon des critères technocratiques et évacuer définitivement le multipartisme et le pluralisme politique, accusés de conduire à la décadence[3]. L'état de siège est maintenu en permanence, les droits civiques et sociaux et les libertés suspendus (liberté de réunion, d'expression etc. Les groupes de la Jeunesse péroniste ont adopté des idées révolutionnaires, influencés par le succès de la Révolution cubaine (1959) [4] : si dans les années 1950 la jeunesse étudiante était plutôt de droite voire d'extrême-droite (Mouvement nationaliste Tacuara), sa composition a changé avec l'entrée massive des classes moyennes sur les bancs de l'Université. Le « Processus de réorganisation nationale » (« Proceso de Reorganización Nacional ») est le nom officiellement donné à soi-même par la dictature militaire argentine de 1976 à 1983, qui imitait ainsi le Proceso de reconstrucción nacional de la dictature uruguayenne.Celle-ci a fait près de 30 000 « disparus » (desaparecidos), 15 000 … Histoire de l'Argentine . La répression s'aggrave avec la loi n°17 401 d'août 1967, « Communisme: règles de la répression », préparée par le Conseil de sécurité nationale[1]. Avec la Nuit des Longs Bâtons de juillet 1966, la répression provoque l'exil de 301 professeurs universitaires, dont Manuel Sadosky, Tulio Halperín Donghi, Sergio Bagú et Risieri Frondizi[8]. Durant les années noires de la dictature argentine (1976-1983), les militaires supplicièrent, réduisirent en esclavage et assassinèrent des dizaines de milliers de citoyens, hommes et … C’est par la suite que sont venus les Espagnols en Argentine. [1]. La « Révolution argentine » (1966-1973) est le nom officiel de la dictature militaire instaurée par le coup d'État du 28 juin 1966 qui renverse le président Arturo Illia (UCRI), élu en 1963. Une répression très dure s’engage ), la censure permanente (ainsi la loi n°16 940, « Idéologie communiste : communication postale », préparée par le Conseil de sécurité nationale et promulguée le 18 octobre 1966, autorise l'ouverture de tout courrier et la saisie des courriers « subversifs » et de toute représentation « immorale », littéraire ou graphique[1]). Dictature argentine Histoire politique de l'Argentine 5. Confronté au mécontentement croissant de la population devant la croisade conservatrice mise en place, Onganía opère un remaniement ministériel début janvier 1967, nommant ministre de l'Économie Krieger Vasena, qui avait eu le même rôle sous la dictature d'Aramburu en 1957-58. Pour la description de l'attaque de La Calera, voir le documentaire (court-métrage), Dernière modification le 21 septembre 2020, à 15:12, General Ongania and the Argentine (Military) Revolution of the Right: Anti-Communism and Morality, 1966-1970, Introducción: el GAN y la normalización del Partido Justicialista, Université nationale du général San Martín, Le premier retour de Perón : charisme et mobilisation populaire en novembre 1972, EE.UU. Dictature argentine : la fin de l'amnistie Le Sénat a voté l'abrogation des lois protégeant les anciens responsables de la junte militaire (1976-1983) qui a éliminé des milliers de personnes. Un peu partout, de nombreux symboles rappellent aux argentins ces « années noires » : des plaques placées sur les trottoirs du quartier de … La dictature est un régime politique autoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime.Elle surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l'évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l'empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Par conséquent, on ne peut pas séparer le communisme du libéralisme[1]. ». En juin 1969, au moment de la visite de Nelson Rockefeller envoyé par Nixon, Onganía remplacea Krieger Vasena par le technocrate Dagnino Pastore, qui ne parvient pas à contenir la hausse importante des prix[7]. La dictature en Argentine (1976-1983).La junte prononce la dissolution du Congrès en 1976, impose la loi martiale et gouverne par décrets. Dans la province de Tucuman, caractérisée par la monoculture sucrière et la surproduction, il atteint 12 % en 1972, la dictature n'ayant lancé un plan de reconversion industrielle qu'après avoir fermé de force plusieurs usines[14]. La dictature argentine. En décembre 1969, le Mouvement des prêtres pour le Tiers-monde implore sans succès Onganía de mettre fin à son plan d'éradication urbanistique des villas miserias (bidonvilles). La souveraineté de l’Argentine fut formalisée par la déclaration d’indépendance du 9 juillet 1816 à Tucumán, puis avec la défaite militaire des troupes de l’Empire espagnol en 1824, dans l’actuel département péruvien d’ Ayacucho. Mitos, cuentos, leyendas y literatura 5. Histoire de l’argentine Il y a des siècles de cela le territoire argentin était occupé par quelques rares tribus indiennes. Histoire argentine, Rodrigo Fresán, Isabelle Gugnon : Un jeune argentin vivant à Londres pour qui le Mickey de "l'Apprenti sorcier" est un modèle de rebellion, un cacique de la pampa à vocation d'écrivain qui extorque des fonds pour une organisation de guerilla; un gardien de but chargé d'organiser des matchs de football dans les camps de détention de la dictature … La mort du Général Perón en 1974 provoqua la clandestinité des Montoneros, péronistes de gauches et anti-impérialistes. Des décennies ont passé, mais le pays porte encore le deuil de ces milliers de victimes. Pendant la dictature, il monte en grade, voyage, noue des relations politiques. La première dictature L es années trente furent les années de la première dictature militaire du pays. Il est à son tour destitué moins d'un an plus tard et remplacé par le général Alejandro Lanusse, qui tentera de sauver le régime par une timide ouverture politique, dite du « Grand accord national », qui débouche in fine sur la convocation des élections de mars 1973, premières élections véritablement démocratiques depuis celles de 1946. L'inflation baisse ainsi à moins de 10 % en 1968, et 6,7 % en 1969[7]. En Argentine, les Mères de la place de Mai se sont battues pour que leur pays se penche sur le cas des 30 000 disparus sous la dictature… Par ailleurs, la « Révolution argentine » a été qualifiée d'« État bureaucratico-autoritaire » par le politologue Guillermo O'Donnell (1982), qui désigne par là le type de régime apparu au Brésil avec le coup d'État de 1964, ainsi qu'en Uruguay avec celui de juin 1973 et au Chili avec celui de Pinochet. Argentine 1978, la dictature championne du monde Posted on 2 avril 2020 2 avril 2020 by Enzo Leanni Nous sommes le 25 juin 1978 au stade Monumental de Buenos Aires, célèbre antre de River Plate, où se dispute la finale de la Coupe du Monde entre Argentins et Hollandais. Décembre : l'ancien dictateur Jorge Videla, qui a dirigé l'Argentine de 1976 à 1981, est condamné à la prison à vie pour meurtre, torture et enlèvements. Musicologie 6. Cette politique, sans résultats satisfaisants pour la classe ouvrière, et qui déçoit les espérances populaires concernant le retour d'un Perón idéalisé, provoque en 1968 la scission de la CGTA, menée par le graphiste Raimundo Ongaro, ainsi que la radicalisation des Jeunesses péronistes. Galimberti et Francesco Licastro deviennent ainsi les représentants officiels de la Jeunesse péroniste, mouvement de masse qui obtient ainsi sa consécration officielle comme « quatrième branche » du péronisme[3], aux côtés des syndicats ouvriers, des politiques et de la branche féminine. Les réserves, qui dépassaient le milliard de dollar en 1968, tombent à 300 millions de dollars (1971) [7]. Dès son arrivée au pouvoir, le général Onganía met au pas l'Université, revenant sur la participation des étudiants à la gestion universitaire et, en général, sur tous les acquis de la réforme universitaire de 1918[6] tandis que la Fédération universitaire argentine est dissoute (loi n°16 912 du 29 juillet 1966 [1] et loi du 24 avril 1967 [7]). La ville est abandonnée en 1541. Un événement dont Courrier international est partenaire. Le général Jorge Rafael Videla est mort le vendredi 17 mai, à 87 ans, dans une prison près de Buenos Aires. En cela, les forces armées ont été influencées par la « doctrine de sécurité nationale » promue par le Pentagone dans le cadre de la guerre froide contre le Bloc de l'Est [4]. Celle-ci permet l'emprisonnement (1 à 8 ans) de toute personne jugée coupable de propagande communiste et d'interdire à tout « communiste » l'exercice de quelque responsabilité que ce soit (édition, enseignement, syndicalisme, travail dans la fonction publique, etc.) Aujourd'hui dans Affaires sensibles, l'une des exactions les plus terribles de la dictature militaire en Argentine : le vol de bébés. Seuls deux ministres de ce nouveau gouvernement n'appartiennent pas à l'Ateneo de la República, une organisation nationale-catholique fortement influencée par le fascisme italien et la Phalange espagnole[1]. Celui-ci choisit alors son délégué Héctor Cámpora pour le représenter, avec Vicente Solano Lima (du Parti conservateur populaire) comme colistier : le mot d'ordre péroniste est alors « Cámpora au gouvernement, Perón au pouvoir ! » Le 18 novembre 1972, près de 100 000 personnes, en majorité des membres des Jeunesses péronistes, défilent autour de la maison du général[4]. Par cette nomination, le général manifeste son soutien aux « formations spéciales » du péronisme engagées dans l'action directe (Forces armées péronistes, Forces armées révolutionnaires, Montoneros, etc.) Il fait voter une loi d'arbitrage obligatoire des conflits du travail qui suspend le droit de grève. La « Révolution argentine » (1966-1973) est le nom officiel de la dictature militaire instaurée par le coup d'État du 28 juin 1966 qui renverse le président Arturo Illia (UCRI), élu en 1963. Revenant à la politique de Krieger Vasena, il dévalue le 18 juin 1970 le peso de 12,5 % [7] et favorise les investissements étrangers[7]. Depuis plus de 40 ans, les Grands-mères de la place de mai recherchent les quelques 500 enfants enlevés par la dictature argentine aux prisonnières politiques. L'union de ces forces politiques antagonistes contre l'armée contraint celle-ci à remplacer Levingston par Lanusse à la suite d'une tentative du président de se débarrasser de la junte[7], tandis qu'Arturo Mor Roig (UCRP) est appelé au ministère de l'Intérieur afin d'organiser l'ouverture politique annoncée sous le nom de « Grand Accord National » le 1er mai 1971. Des villes sont fondé… Archéologie Arts et spiritualités 1. Photos des personnes disparues durant la dictature.