... elle trouve son fondement dans la mini-récession traversée par les Etats-Unis en 2001. C'est pour cela que la question de l'objectif budgétaire avait pris cette importance critique. Nous devons nous organiser pour que le pays tienne, pour que les entreprises subsistent et pour qu'un plan de relance national, européen je l'espère, puisse permettre à l'ensemble de l'économie mondiale de repartir. Les systèmes monétaires d'Asie explosent en premier. Il fut élu président de l’Argentine le 24 février 1946 avec 56 % des voix. La crise monétaire turque de 2000/2001 : une analyse de l'échec du plan de stabilisation par le change du … Depuis les violents conflits en 2011, la Côte d’Ivoire tente de se reconstruire avec un développement économique et social devenu le moteur de la pacification du pays. Mais la dévaluation eut un effet positif sur les exportations et permirent au secteur agro-industriel de rétablir sa prospérité. L’économie est en récession depuis près de deux ans, l’inflation dépasse les 53 % et le taux de pauvreté atteint près de 40%. Le gouvernement est constamment à court de fonds. Le retour de la démocratie en 1983 avec l'élection du radical Raúl Alfonsín est suivi de désordres économiques. L'Argentine en défaut de paiement: la crise en six questions. Domingo Cavallo qui avait été le maître d'œuvre du système monétaire commença à réfléchir à une sortie du currency board. La montée du chômage consécutive à la crise de 1929 favorise, là encore, l’essor de discours antisémites et anti-immigrés, comme l’illustre l’affaire Stavisky en 1934 (Blanc-Chaléard, 2001, p. 40-41). En 2002, l'Argentine entérinait le plus grand défaut de paiement de l'histoire vis-à-vis de créanciers privés. Fin 1994, l’enthousiasme pour ce développement rapide était général. Mais l'inflation grignotait inéluctablement ces aides. En même temps la conversion forcée des comptes en dollar en peso dévalué fit perdre en une fraction de seconde une très grosse partie de leur épargne aux Argentins. L'Argentine est entraînée dans une déflation sévère. L’article traite de la crise institutionnelle de l’Argentine en 2001 qui occasionna la faillite de l’économie nationale, une vacance du pouvoir politique et un foisonnement de mobilisations sociales. En fait, le changement existe bel et bien, mais il repose non seulement sur les politiques adoptées pour gérer la crise mais aussi sur le régime institutionnel hérité des années 1990. À cette époque sont aussi créés beaucoup de cercles d'échange qui suivaient en partie l'idéologie de l'économie libre (économie sans intérêts), bien que la plupart se contentaient de pratiquer l'échange de biens alimentaires et de services, et ce dans le but de compenser la baisse constante du pouvoir d'achat (le salaire réel diminuant du fait de la forte inflation). Les conditions de la dénationalisation de nombreux secteurs publics ont conduit en fait à des hausses de tarif compte tenu de l'état souvent lamentable des installations, mal maintenues depuis la fin de la guerre. Ainsi mesurait-on au début de l'année 2002 une récession de 10,9 % du PIB[11]. C'est pourquoi les détracteurs du plan Cavallo proposèrent d'inclure également le réal brésilien dans la corbeille monétaire, puisque la majeure partie du commerce extérieur argentin était réalisé avec le Brésil. Le corralito aggrava la crise de confiance, en Argentine comme à l'étranger, et provoqua la colère de la classe moyenne (coupée de son épargne), qui l'exprima d'abord par une grève générale le 13 décembre, et finalement les 19 et 20 décembre par une série de manifestations massives, pendant lesquelles 300 magasins sont pillés (cacerolazo)[9]. Mais la spirale était inexorable. En effet, le pays a affronté la pénurie des capitaux étrangers, l’effondrement des exportations, les difficultés d’approvisionnement en biens industriels. Par ailleurs, ce système de change a conduit progressivement à une surévaluation du peso et à la perte de compétitivité des entreprises. Ce n’est qu’en 1983, que l’Argentine renoua avec la démocratie avec l’élection de Raul Alfonsin. Il travaille à contre-emploi sur un système de changes qu'il comprend mal. Elles sont diffusées dans le pays via le paiement des fonctionnaires. Cette dernière a été caractérisée par son extrême libéralisme rompant avec l’interventionnisme d’État. À cette période, la dette extérieure du pays s’est alors multipliée par cinq (elle passa de 8 à 43 milliards de dollars) et la part des salaires dans le PNB baissa sensiblement (de 43 % à 22 %). Après 2001 Pourquoi y a-t-il de nouveau une crise économique en Argentine ? Ensuite, le troisième problème est que l’Argentine a connu à partir de 1998, une série de chocs extérieurs qui vont fournir une explication de la crise : • l’augmentation des primes de risque à la suite des crises russe et asiatique ; • dans la foulée de la crise asiatique, on a assisté à une forte diminution du prix de certaines matières premières ; • la stagnation puis la dévaluation du réal brésilien. En 1999 l'Argentine connaît malgré cela une récession (baisse du PIB de 4 %). 5-26. Une mutation sur une protéine du Sars-Cov-2 serait à l'origine de l'accélération des contaminations au Royaume-Uni, sans que la gravité de la maladie soit accrue pour autant. Il a conservé une banque centrale. Les résistances sociales à la déflation sont très fortes surtout de la part des administrations et des collectivités locales. La dévaluation fut effective le 11 février 2002 et le change du peso fut fixé à 28 % (1,40 Peso = 1 Dollar), mais ce cours « officiel » ne s'appliquait qu'au commerce extérieur. Moins fortes qu’en 2001, la crise monétaire et l’inflation affaiblissent tout de même le pays depuis plus d’un an. Ainsi, il fut décidé que les comptes en dollars seraient traités comme des comptes en pesos avec une valeur de 1,4 peso pour 1 dollar, et qu'ils ne pourraient être restitués que sous des délais de plusieurs mois, voire plusieurs années dans le cas des comptes disposant de sommes importantes. »[3]. À partir de 2001, ces cercles devinrent un véritable phénomène de masse, et pratiquement chaque quartier de chaque ville avait à cette époque son propre cercle d'échange. En mars 1981, le général Videla fut remplacé par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué en décembre de la même année par le commandant en chef des armées Léopoldo Galtieri. Ceci fut d'abord introduit dans le commerce intérieur pour les transactions financières, ce qui se traduisit par une dévaluation de 5 à 8 %. Certains, habitués aux revirements de la politique argentine, craignent que le couple dollar/peso ne soit finalement cassé. L’Argentine est à court de liquidité, et la population se rue sur les banques pour échanger leurs pesos contre des dollars. La dévaluation soudaine du réal brésilien et la montée constante du dollar provoquent rapidement un blocage des exportations. Le péroniste Adolfo Rodríguez Saá occupa provisoirement la fonction de président. La période des années 1990 s’est caractérisée par deux séquences : de 1991 à 1997, l’Argentine a vu sa croissance atteindre 8 % et on évoquait même le « miracle argentin » ; et de 1995 à 2000 où la croissance a disparu. Le gouvernement fait alors appel au FMI pour éviter d'avoir à démonter le currency board et d'entrer en conflit avec la communauté internationale. Partout le carcan du currency board craque et son poids politique devient insupportable. Les experts en économie de son entourage décidèrent d'entamer une dévaluation du peso. Le corralito a marqué la fin du régime du « currency board » et du système du président De la Rua. Les crises de l’Asie (1997), de la Russie (1998) et du Brésil (1999) ont toutes contribué d’une façon ou d’une autre à celle de l’Argentine. En août 1998, c’est au tour de la Russie, et la crise russe déstabilise le Brésil à la fin de 1998 et au début de 1999. Le 24 octobre 1999, Fernando de la Rua a succédé à Carlos Menem et a hérité d’un pays en proie à la récession. Par ses actions, il maintint l'essentiel de la politique économique de ses prédécesseurs. Le Patacon dans la région de Buenos Aires fut une de ces monnaies de circonstances qui fut émise en très grande quantité à la fin des années 1990. À la fin de la période de conversion des dettes, le 25 février 2005, 76,15 % des créanciers avaient accepté l'offre. Début 2003, le corralito, le corralón et, peu après, la plupart des monnaies alternatives furent abolies, au moyen de bons de dettes (par exemple LECOP), ce qui relança la consommation. Le Campo, l'industrie d'exportation de produits agricoles de l'Argentine, ne peut plus exporter aussi facilement. L’ampleur de la déstructuration de la politique sociale provoquée par la crise économique argentine de 2001. À la suite d’une enquête judiciaire de plusieurs années faisant suite à une procédure déposée par un journaliste Alejandro Olmos, on a pu dire que la crise de la dette argentine (car il s’agit d’une crise d’endettement public) a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournement de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. Exposé consacré à la crise économique d'Argentine de 1998 à nos jours. L'Argentine put rembourser quoique avec retard sa dette vis-à-vis du FMI. Toutefois, la seconde partie des années 1990 fut tragique pour l’Argentine. Le FMI selon son habitude exige des réductions de dépenses publiques drastiques[7] et en fait organise une véritable déflation en contrepartie de l'apport de plusieurs milliards de dollars (désignés par le terme Blindaje). Le processus de la conversion de dettes devait, à l'origine, débuter fin novembre 2004, mais il ne commencera qu'en retard le 12 janvier 2005. Ces réformes ont aussi entraîné une reprise des investissements étrangers. Il est vrai que le ministre de l'Économie Cavallo n'a pas été jusqu'au bout de l'idée du currency board. Réformer les rapports économiques pour préserver la paix | Jusqu’en 1982, les militaires et les péronistes ont opté pour l’excès de protectionnisme et d’inflation et le déficit d’importation. Ainsi, le FMI a concocté un paquet d’aide de 39,7 milliards de dollars avec des conditions : libéralisation du système des soins de santé, dérégulation des secteurs clés comme l’énergie et les télécommunications, contraction des importations, flexibilisation du marché du travail, renforcement des privatisations, etc. L’Argentine dut alors faire face à l’opposition de la Communauté internationale, alors que la Commission interaméricaine des droits de l’homme accusait le gouvernement argentin « d’utiliser systématiquement la torture et […] d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants ». Sous le régime péroniste en place entre 1946 à 1955, l'Argentine perd rapidement l'éclat qu'elle avait avant la Première Guerre mondiale. Cette indexation devait être remplacée par un mécanisme complexe couplant la valeur du peso non seulement au dollar mais aussi à l'euro[6]. L'Argentine est un pays largement décentralisé. Après les élections de 1973 qui marquent le retour du péronisme au pouvoir, puis la mort du général Perón le 1er juillet 1974, pendant son troisième mandat, Isabel Perón, sa femme et vice-présidente, lui succède dans un climat de crise politique aggravée et marquée par l'affrontement entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite. L’Argentine est aux prises avec la pire crise économique depuis 2001. À la suite de cela, s’ensuivit une époque troublée par des coups d’État militaires successifs entre 1966 et 1971. L’arrivée au pouvoir de Carlos Menem en 1989 et la signature du plan Brady (ou Loi de convertibilité) au début des années 1990 ont enfin sorti le pays de sa léthargie économique. Les origines de la crise Grecque ÉCONOMIE - La Grèce pèse 2% du PIB européen. La dernière modification de cette page a été faite le 1 décembre 2020 à 12:22. La récession amplifiée par les mesures d'économie drastiques exigées par le Fonds monétaire international (FMI), en contrepartie de son aide en dollars, est extrêmement violente et entraîne une hausse spectaculaire de la pauvreté ainsi que d'importants mouvements sociaux et de rapides changements politiques. En retour, la problématique régulationniste se trouve enrichie par la confrontation avec l’histoire économique et financière de ce pays. D'après le quotidien Clarín, ces bons représentaient après la fin de l'offre de conversion des dettes, environ 40 % des bons [réf. En outre, les crédits étaient rechargeables, c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se réendetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. En tout cas, cela n'aurait apporté que de vrais avantages, si l'euro — qui était très bas à cette époque — devait atteindre la parité avec le dollar pour rechuter ensuite. L'État central en vient à généraliser la solution. Les multiples maux de l’économie argentine. Lindice Nikkei tomba sous les 12,000 points. Carlos Saúl Menem (Parti justicialiste), président de 1989 à 1999, affirme : « l'État fédéral ne devra plus s'occuper que de la justice, de l'éducation, de la santé, de la sécurité et des relations internationales. L’Amérique Latine, des sociétés en pleine recomposition: quelques enjeux pour la construction de paix. De nombreux économistes argentins situent son origine dans la politique économique suivie depuis le gouvernement de la dictature (1976). Ces propositions se sont heurtées au refus des créanciers étrangers qui réclamaient plus de 55 % du volume des dettes, et altérèrent les relations entre l'Argentine et le FMI. Résumé du document. L'ouverture des banques fut interdite plusieurs jours, afin d'enrayer la vague d'achat de dollars. Ce sont en réalité, comme presque partout dans le Tiers-Monde, les populations pauvres qui supportent la majorité de la pression fiscale : la TVA est passée de 14 à 21 % ce qui a frappé de plein fouet ceux qui consacraient la majorité de leurs revenus aux besoins de première nécessité, c’est-à-dire les plus pauvres. Les origines de la crise Grecque ÉCONOMIE - La Grèce pèse 2% du PIB européen. Autant économiquement que socialement, la situation est dramatique et est aggravée par la crise explosant en décembre 2001. Les premières tensions se manifestent lors de la crise monétaire mexicaine en 1995. Au moyen de plusieurs missions diplomatiques, l'Argentine parvint toutefois à convaincre la plupart des groupes de créanciers, sauf les Allemands et surtout les Italiens, qui s'opposèrent au projet jusqu'au bout[réf. Le cours du peso continuait à varier, et atteignit vers le milieu de l'année des valeurs de près de 4 pesos pour un dollar, valeurs auxquelles il stagna grâce au soutien de la monnaie mis en place par la Banque centrale. En 2000, l'économie ne parvient toujours pas à se rétablir de la crise, et stagne. Aucun accord n'a été trouvé entre l'Argentine et les fonds vautours. Par exemple : Ce nouveau taux de change aurait alors été introduit dans toutes les transactions financières, quand le taux de change de l'euro au dollar aurait atteint 1 (alors, 1 euro=1 dollar=1peso). Il s’en suivi une inflation structurelle (de 25 % par an de 1943 à 1974) qui dissuada l’épargne et encouragea la fuite des capitaux. Quelques entreprises autogérées ont été maintenant acquises légalement, d’autres sont toujours occupées par les employés sans statut légal vis-à-vis de l’État, argumentant que leur travail productif justifie cette situation. Les pouvoirs publics chinois s'inquiètent de la puissance des groupes technologiques et plus particulièrement de leurs incursions dans le secteur des prêts en ligne. nécessaire]. Elle ne va toucher la France que tardivement, à partir de 1932. Encore une fois, une partie des bons sont liés au taux d'inflation, mais comptée en pesos et non plus en dollars. Aujourd’hui, le discours officiel met en avant un cercle vertueux qui caractériserait l’économie nationale. Depuis la crise de 2001-2002, les règles macro-économiques ont changé en Argentine. Le paradoxe est que le FMI est totalement opposé par principe aux currency boards ! 57% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage dépasse les 20%. » Les étrangers face à l’injonction permanente de justifier leur présence, L’Amérique Latine, des sociétés en pleine recomposition: quelques enjeux pour la construction de paix, La responsabilité des autorités politiques à l'égard de la paix, Réformer les rapports économiques pour préserver la paix, Réformer les relations politiques pour préserver la paix. 3ème sous-période : F. de la Rua 1999-2001 ... d’une analyse de l’état de la situation économique et sociale en Argentine, étape initiale ... Les conséquences de la crise provoqueront sans doute des remises ( 2 ) Lire Carlos Gabetta, « Le lent naufrage de l’Argentine » et Jorge Beinstein, « Entre dette et pillage, une économie à genoux », Le Monde diplomatique, respectivement octobre 1999 et juillet 2001. Le plan argentin de conversion de dette (canje) fut en effet drastique pour les créanciers privés. (2006). Au cours de l’année 1999, la dette argentine a augmenté encore de 12 milliards de dollars et le pays était celui dont la dette à l’égard des marchés financiers a le plus augmenté (plus des trois quarts de sa dette étaient dû aux marchés financiers). Ce désastre provoque une réaction radicale. Depuis octobre, sur le marché noir, la livre libanaise a perdu 80% de sa valeur. L'origine de la crise date du début des ... avec un point de chute en 2001, ... La hausse des prix devrait dépasser les 55% en 2019. L’argentine va peu à peu s’en sortir de cette crise avant de replonger dans une instabilité économique où tout va mal se passer dans les années 70. La parité du peso avec le dollar a eu pour conséquence une diminution de l’inflation, qui a chuté de 172 % en 1991 à 24,6 % en 1992. La raison qui est souvent évoquée est que le FMI et les gouvernements argentins n’ont pas répondu aux véritables problèmes et ont, au contraire, appliqué des mesures les aggravant. L'organisation centrale Red Argentina de Trueque alla jusqu'à émettre en 2001 une monnaie privée nommée Crédito, qui pouvait même parfois servir pour l'achat de biens immobiliers. La création de ces monnaies particulières excédait les montants de son propre prêt et si on maintenait la parité peso-dollar, il faudrait constamment apporter des dollars de l'extérieur. Les origines de la crise économique de l’Argentine en 2001. Cela a soutenu la forte croissance des États-Unis. La base électorale du pouvoir est ébranlée. Gouvernement argentin | Irénées.net est un site de ressources documentaires destiné à favoriser l’échange de connaissances et de savoir faire au service de la construction d’un art de la paix.Ce site est porté par l’associationModus Operandi, Transformation de conflit, de Karine Gatelier, Claske Dijkema et Herrick Mouafo, Aux Éditions Charles Léopold Mayer (ECLM), Fiche d’analyse Enjeux et limites de la stratégie actuelle Jonathan MARIE Laboratoire d’Économie Dionysien Université Paris 8 jonathanmarie@yahoo.fr Résumé – L’article a un double objectif. Le pays a, depuis les années 1980, appliqué rigoureusement les lettres d’intention des experts de Washington. En définitive fut appliqué le Plan Bonex II ou Plan BODEN, par lequel les comptes en dollars étaient convertis en une large palette de valeurs avec une durée de validité de 5 à 10 ans (Boden). Aujourd’hui, le discours officiel met en avant un cercle vertueux qui caractériserait l’économie nationale. En effet, si l’Argentine partage certains traits avec Pour apaiser la population, il créa une aide sociale de 100, et un peu plus tard 150 pesos, adressée aux chefs de famille au chômage (le plan Jefes y Jefas de Hogar). La crise sanitaire actuelle se distingue de l’état d’urgence qu’a connu la France de 2015 à 2017 : généralisées, les limitations de libertés sont devenues, pour un temps, la norme. Vers la mi-février 2005, les négociations étaient terminées. Par exemple, en 2002, l’Argentine devait faire face à des primes de risque supérieures à 4.000 points de base, ce qui signifie que si le taux d’intérêt du marché était de 5 %, l’Argentine devait emprunter à un taux de 45 %. En 2001, le pays, incapable de faire face aux échéances de remboursement de sa dette, avait connu le plus important défaut de paiement de l'histoire et une grave crise économique et sociale qui avait traumatisé les Argentins et les marchés financiers. Qui plus est, la productivité de son agriculture plaça le pays de la pampa au deuxième rang mondial. Quand plusieurs de ses voisins importants ont dévalué leur monnaie (comme le Brésil), l’Argentine s’est retrouvé avec une monnaie surévaluée pour la région, ce qui a rendu plus chères ses exportations par rapport à celles de plusieurs pays latino-américains et aggravé son déficit courant. Depuis 2008, la récession économique mondiale s’est manifestée de manière spécifique en Espagne. Et pour cause. La situation des comptes en dollars, introduits sous le mandat de Menem, se serait révélée particulièrement problématique, car leur valeur s'en serait trouvée démultipliée. Pour sortir du ralentissement de 1992, Alan Greenspan, le président de la Fed, a laissé le dollar se dévaluer, ce qui est très favorable mécaniquement au peso et à l'économie argentine. Il émet des reconnaissances de dettes appelées LECOP. D'après ce nouveau mécanisme, la valeur du peso devait être établie à 50 % sur la base du dollar et à 50 % sur la base de l'euro. Fin 2002, l'économie montrait une évolution clairement positive, les effets favorables de la dévaluation devenant réellement observables (principalement, la compétitivité des produits argentins sur le marché international). Le chômage, la hausse du coût de la vie et l’exode rural drainant vers les villes les populations démunies, ont suscité un profond malaise social et politique. Cristina Kirchner, qui a succédé à son mari en 2007, a recours à tous les expédients possibles pour financer son budget. Cette crise vient de loin et de nombreux facteurs sont liés à celle-ci. Les résultats sont immédiats : le taux d'inflation passe sous 10 % en 1992[4]. nécessaire]. Personne n'en sait rien. La résistance de ce modèle économique au sein duquel les travailleurs participent à la gestion de l’entreprise devrait valoriser l’ESS. 108, no. L'origine de la crise financière des subprime (2007-2008) viendrait de la déréglementation aux USA, mais en réalité ce sont les titrisations des dettes accordées à des ménages peu fortunés qui ont été à la base des actifs toxiques des banques européennes ! Fin décembre 2000, il a été décidé de conserver cette parité avec le dollar et de tabler sur la confiance des investisseurs étrangers censés boucher le trou du déficit courant. Au lieu d'une indexation sur une seule monnaie, le Peso aurait été lié à un panier de monnaies. Le gouvernement De la Rua devint ainsi dépendant d’un prêt de 1,2 milliards de dollars du FMI que ce dernier conditionnait à une politique de « déficit zéro ». Dans ce sombre, et pourtant Plusieurs organisations protestataires sont créées. Au début du mois de septembre 2004, la situation du marché énergétique retrouva sa stabilité, en particulier à cause de la hausse progressive des températures et des efforts en matière d'économie d'énergie. L’Argentine a dû alors débourser des sommes sans cesse croissantes pour rembourser sa dette alors que les revenus gouvernementaux se faisaient dramatiquement rares (l’évasion fiscale était démentielle) et que le peso était surévalué. En fait le FMI considérait qu'il était vain de soutenir un pays qui avec environ 200 papiers monnaie de circonstance continuait à dépenser au-delà des limites qu'il considérait comme raisonnables. Le gouvernement militaire imposa la loi martiale et gouverna par décret. 2.3.3. Retour sur le déroulement des faits et leurs conséquences. Face à cette situation, Alberto Fernandez a renoncé aux derniers décaissements du FMI. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le modèle des années 1990. Cette « pesification asymétrique » occupa beaucoup les tribunaux argentins, à la suite de quoi il fut établi que même les dettes pouvaient être converties à un taux 1:1 (plus un indice d'inflation, le CER). Le pays a depuis les années 80 appliqué rigoureusement les lettres d'intentions des experts de Washington. C’est potentiellement la plus grave crise de l’histoire du transport aérien. Ainsi, la crise mexicaine et son effet « tequila » ont entraîné l’Argentine dans une crise financière brutale : les flux de capitaux internationaux refluaient massivement à partir de 1995. ses.ens-lyon.fr/articles/la-crise-economique-europeenne-partie-1-148533 Celle-ci alliait, avec une certaine habileté, la répression, le populisme, l’attachement au catholicisme, le réformisme, le neutralisme et le nationalisme. Son financement dépendait des recettes des exportations agricoles et des investissements étrangers (IDE). La croissance du PIB, négative en moyenne au cours des années 1980 (-0,5 % en moyenne), dépasse 10 % en 1991 et 1992, et reste très forte entre 1991 et 1998[5]. Alors que le Bono Par n'offre qu'un taux d'intérêt très faible et un délai de paiement élevé, le Bono de Descuento a le taux d'intérêt le plus élevé et le délai de paiement le plus court. Le déficit courant inexistant avant les réformes Menem, n’a cessé de se creuser parallèlement à l’endettement extérieur. Mouna Chidiac, Paris, 2004. Le pays était alors rongé par l’hyperinflation (en 1985 elle représentait 650 %) et la corruption. De nombreux économistes argentins situent son origine dans la politique économique suivie par le gouvernement de la dictature (1976). l’Argentine depuis la crise de 2001? Le 24 mars 1976, le commandant en chef des armées, le général Videla, s'impose par pronunciamiento militaire. L'explosion finale se produit lorsque le ministre de l'économie Domingo Cavallo annonce, le 1er décembre 2001, devant la fuite des capitaux et la crise de liquidité, la mise en place du corralito, qui limite les retraits bancaires à 250 pesos par semaine et interdit tout envoi de fonds à l'extérieur. Le pays était à la merci de tout choc extérieur. D’un autre coté, le système de caisse d’émission a inévitablement rendu l’économie argentine dépendante des capitaux étrangers. La crise sanitaire va devenir une crise économique parce que le coup de frein est si brutal et durable qu'il va falloir aider le pays à redémarrer. En revanche le pays mena une véritable politique de rupture avec les bailleurs internationaux privés et les difficultés croissantes suscitées aux entreprises étrangères conduisirent nombre d'entre elles à se désengager du pays. Le régime de Peron développa une doctrine nommée « justicialisme ». Les conséquences furent entre autres, une diminution considérable des exportations du pays et l’effondrement des investissements étrangers dans celui-ci. Les régions refusent les sacrifices et créent des succédanés de la monnaie comme le patacón. Le refus de quelques gouverneurs de provinces de le soutenir dans sa politique économique le poussa finalement à se retirer le 31 décembre 2001. 4, 2006, pp. Fond Monétaire International | Le flottement du peso et les conséquences de la crise, Sortie progressive de la crise et problèmes persistants, l'Argentine parvint toutefois à convaincre la plupart des groupes de créanciers, sauf les Allemands et surtout les Italiens, qui s'opposèrent au projet jusqu'au bout, aucune juridiction allemande n'est précisée, représentant une source d’emploi et une croissance économique non négligeables. Le présent article se propose d’examiner, à l’aune du droit international des droits de l’homme, les principales mesures prises en France dans ce contexte à partir de mars 2020. Dans le détail le Corralón consistait à convertir tous les comptes courants, au-dessus d'un certain seuil, en comptes d'épargne à revenu fixe, dont la date de restitution avait été repoussée à 2010 (empêchant ainsi les retraits d'argent). Le FMI n'est pas la seule institution à aider l'Argentine : la Banque mondiale, la Banque panaméricaine, l'Espagne et même des fonds de pension apportent au total plus de fonds que le FMI. Les entreprises étrangères peuvent investir sans craindre les aléas monétaires locaux et conserver leurs encours en dollars. Cinq présidents se sont succédé à la tête du pays en un peu plus d'un an. Réformes macro-économiques pour la paix | En 2004, des propositions prévoyant une réduction de capital de 75 %, et plus tard 65 %, ont été à plusieurs reprises soumises aux représentants des créanciers. Il est vrai que l'Argentine est une Fédération et que les États ont pris souvent dans le passé des initiatives monétaires et que de nombreuses expériences de création de monnaies temporaires avaient déjà eu lieu. Cette mauvaise nouvelle fut la cause d'une terrible perte de confiance dans le système monétaire argentin, aggravée encore par l'épidémie qui mit en difficulté les exportations de viandes, une des principales ressources d'exportation du pays. & Reynaud, J. La répression qui s'ensuivit fit des dizaines de milliers de victimes et poussa des millions de personnes à l'exil, tandis que le ministre de l'économie José Alfredo Martínez de Hoz mettait en place un programme néolibéral, à l'instar des Chicago Boys de Pinochet. La crise ouverte argentine fut déclenchée en décembre 2001 par la mise en place du « corralito » (le gel des dépôts bancaires) et la suppression du déboursement d’une branche du prêt accordé par le FMI. C'est un pays en crise. Dévaluer le peso n'est pas possible car tous les comptes sont libellés dans la double monnaie dollar et peso, les contrats ayant été signés en partant du principe que les deux monnaies étaient définitivement à parité.